Méthode de calculHow it is calculated

L’Indice Vigie résume en une note de 0 à 100 l’état de la dette française. Voici, étape par étape, comment il est calculé, avec l’exemple du 21 octobre 2026.

The Vigie Index sums up the state of French debt in a score from 0 to 100. Here is how it is calculated, step by step, with the example of 21 October 2026.

← Retour au tableau de bord← Back to the dashboard · Méthode 2.1, en vigueur depuis le 21 octobre 2026Method 2.1, in force since 21 October 2026

En résumé

On suit cinq signaux. Chacun reçoit une note sur 100 grâce à un barème. On fait la moyenne des signaux « marchés », puis celle des signaux « de fond ». L’indice est la moyenne de ces deux parties.

Indice = ( Marchés + Fond ) ÷ 2

Marchés = ( Spread + Couverture ) ÷ 2
Fond    = ( Non-résidents + Notes + TARGET2 ) ÷ 3

Indice  = ¼·Spread + ¼·Couverture + ⅙·Non-résidents + ⅙·Notes + ⅙·TARGET2

Chaque signal de marché compte pour un quart de l’indice, chaque signal de fond pour un sixième.

1. Les cinq signaux

SignalCe qu’on mesureSourceFréquence
SpreadTaux à 10 ans de la France moins celui de l’Allemagne, à la clôture, en points de base (100 pb = 1 %)Banque de France, Bundesbankchaque jour depuis 2004
CouvertureMontant demandé ÷ montant vendu lors de la vente d’obligations à 10 ans de l’État (ventes d’août et de décembre écartées)Agence France Trésor, dépêches Reuterschaque mois depuis 2004
Non-résidentsPart des titres de l’État détenus par des investisseurs étrangersBanque de Francechaque trimestre depuis 2008
NotesNote la plus basse de S&P, Moody’s et Fitch, comptée en crans perdus depuis AAAagences, deux sources concordantesà chaque décision
TARGET2Solde de la Banque de France envers les autres banques centrales de la zone euro, en % du bilan de l’EurosystèmeBCEchaque mois depuis 2008

2. Chaque signal devient une note sur 100

Chaque signal a cinq repères. Les repères 25, 50 et 75 sont les seuils de vigilance, de tension et de crise affichés sur sa carte. Entre deux repères, la note avance en ligne droite.

si la valeur x est entre le repère a (note A) et le repère b (note A + 25) :

note = A + 25 × (x − a) ÷ (b − a)

sous le premier repère : 0        au-delà du dernier : 100
Note025 vigilance50 tension75 crise100
Spread0 pb50 pb80 pb120 pb200 pb
Couverture3,52,52,01,51,0
Non-résidents40 %50 %55 %60 %70 %
NotesAAAAA-A+BBB+BBB-
TARGET2+1 %-1 %-2,5 %-4 %-6 %

Pour la couverture et TARGET2, une valeur basse est mauvaise : le barème descend, et la formule se lit dans l’autre sens. Les notes sont comptées en crans perdus depuis AAA : AA+ = 1, AA = 2, AA- = 3, A+ = 4… jusqu’à BBB- = 9.

Pourquoi ces repères ? Pour aller plus loinMasquer le détail des repères

Les repères ne sortent pas tous du même raisonnement. Pour chacun, voici d’où il vient et ce qu’il vaut dans l’historique. Ils sont classés du plus solide (une règle publique) au plus fragile (un choix fait à la main).

Notes : des règles publiques de la BCE et des marchés

  • AAA (0) : la meilleure note possible.
  • AA- (25) : dernier cran de la catégorie « haute qualité ». En dessous, la France passe en catégorie A.
  • A+ (50) : entrée dans la catégorie A, où la France se trouve depuis l’automne 2025 (Fitch en septembre, S&P en octobre).
  • BBB+ (75) : entrée dans la catégorie BBB. La Banque centrale européenne applique alors une décote plus forte à la dette française que les banques lui déposent en garantie (troisième échelon de sa grille).
  • BBB- (100) : dernier cran de la catégorie « investissement ». En dessous, beaucoup de fonds n’ont plus le droit de garder ces titres et doivent les vendre, et la BCE ne les accepte plus.

TARGET2 : calé sur les crises passées

  • -6 % (100) : le pire niveau observé, en novembre 2008 (-6,0 %).
  • -4 % (75) : seuls les mois de 2008-2009 et de la crise de l’euro (2011-2012) sont passés en dessous.
  • -2,5 % (50) et -1 % (25) : choisis pour que le niveau suive l’histoire. Depuis 2008, 42 % des mois sont calmes, 32 % en vigilance, 18 % en tension et 8 % en crise.
  • +1 % (0) : au-dessus du plus haut niveau observé (+0,9 %).

Spread : choisi au lancement, vérifié ensuite sur 5 576 séances depuis 2004

  • 0 pb (0) : la France emprunte au même taux que l’Allemagne.
  • 50 pb (25) : dépassé 31 % des jours. Au-delà, on sort de la normale.
  • 80 pb (50) : dépassé 5 % des jours : la crise de l’euro, la présidentielle de 2017, puis 2024-2026 après la dissolution.
  • 120 pb (75) : dépassé 1,3 % des jours, seulement en 2011-2012 et en 2026.
  • 200 pb (100) : proche du record, 214 pb le 17 novembre 2011.

Ces valeurs ont été fixées à la main au lancement du site, puis vérifiées sur les données : elles tombent sur des moments marquants, mais aucune règle ne les a produites. Pour comparaison, cinq pays de la zone euro ont dû être secourus entre 2010 et 2012 avec un écart de 470 à 590 pb.

Couverture : choisie au lancement, à revoir

  • 3,5 (0) : demande exceptionnelle, dépassée dans 2 % des ventes depuis 2004.
  • 2,5 (25) : niveau habituel avant 2008 (médiane 2,42 de 2004 à 2007). 81 % des ventes sont passées en dessous.
  • 2,0 (50) : c’est la médiane depuis 2004 (2,02) : une vente sur deux passe en dessous.
  • 1,5 (75) : seulement 2 % des ventes. Le plus bas : 1,39 en novembre 2014.
  • 1,0 (100) : limite absolue : les acheteurs ne demandent pas plus que ce que l’État vend.

Faiblesse connue : la couverture est en « tension » la moitié du temps, et ses plus bas (2014, 2016, 2018) sont tombés en période calme. C’est un signal bruité, qui compte surtout quand il plonge en même temps que le spread monte.

Non-résidents : choisi au lancement, à revoir

  • 70 % (100) : le record, 70,6 % en juin 2010.
  • 60 % (75) : niveau dépassé de 2008 à 2016, et à nouveau proche aujourd’hui (59,7 %).
  • 55 % (50) et 50 % (25) : paliers intermédiaires. Le plus bas observé est 47,5 %, fin 2021, quand la BCE détenait une grosse part de la dette française.
  • 40 % (0) : jamais atteint depuis 2008.

Faiblesse connue : 43 % des trimestres depuis 2008 sont « en crise ». Le seuil de 60 % tombe dans une période où cette part était normalement haute, avant les rachats de la BCE. Ce barème est le prochain à recaler.

Stress des marchés (hors indice)

0,10, 0,20 et 0,35 sont dépassés respectivement par 41 %, 22 % et 10 % des mois depuis 1999. 0,80 est proche du record : 0,78 en décembre 2008. Pour repère : 0,62 en novembre 2011, 0,49 en mars 2020, 0,58 en octobre 2022.

3. Les deux parties et l’indice

  • Marchés (spread, couverture) : ce que les investisseurs exigent aujourd’hui pour prêter à la France. Ces signaux réagissent vite.
  • Fond (non-résidents, notes, TARGET2) : les fragilités qui bougent lentement.

Les deux parties pèsent autant : une fièvre passagère des marchés ne suffit pas à faire exploser l’indice, et une fragilité de fond ne passe pas inaperçue.

Indice0 à 2525 à 5050 à 7575 et plus
Niveaucalmevigilancetensioncrise

4. Exemple complet : le 21 octobre 2026

SignalValeurEntre les repèresCalculNote
Spread154,5 pb120 (75) et 200 (100)75 + 25 × 34,5 ÷ 8085,8
Couverture12,564 ÷ 6,271 = 2,0035 (vente du 1er octobre)2,5 (25) et 2,0 (50)25 + 25 × 0,4965 ÷ 0,549,8
Non-résidents59,7 % (fin juin 2026)55 (50) et 60 (75)50 + 25 × 4,7 ÷ 573,5
NotesA+ (S&P, Fitch) = 4 cranspile sur 4 (50)50 + 25 × 0 ÷ 350,0
TARGET2-181,3 ÷ 5 915,3 Md€ = -3,065 % (fin août 2026)-2,5 (50) et -4 (75)50 + 25 × 0,565 ÷ 1,559,4
Marchés = (85,8 + 49,8) ÷ 2         = 67,8
Fond    = (73,5 + 50,0 + 59,4) ÷ 3  = 61,0
Indice  = (67,8 + 61,0) ÷ 2         = 64,4   →   64 sur 100, tension

C’est le spread qui pousse le plus l’indice : il compte pour un quart et il est en zone de crise. Ce jour-là, l’indice n’avait pas été aussi haut depuis le 19 janvier 2012 (64,8), en pleine crise de l’euro.

5. Les règles qui rendent le chiffre honnête

  • Toujours les cinq signaux. Si un seul manque ou est trop vieux, sa partie n’est pas calculée et l’indice n’est pas affiché. On ne fait jamais la moyenne des signaux restants : sinon la courbe comparerait des formules différentes. L’indice commence donc en mai 2008, premier mois où les cinq signaux existent.
  • Une donnée trop vieille sort du calcul. Le spread après 7 jours, la couverture et TARGET2 après 3 mois, les non-résidents après 15 mois. Les notes restent valables jusqu’à la décision suivante.
  • Pas d’information du futur. Chaque jour passé est recalculé avec les seules données publiées ce jour-là.
  • Un même périmètre dans le temps. La couverture suit toujours l’obligation à 10 ans la plus vendue de la séance ; les ventes d’août et de décembre, de nature différente, sont écartées. TARGET2 est rapporté au bilan de l’Eurosystème, qui a triplé depuis 2008 avec les rachats de dette de la BCE : en milliards, 2025 semblait pire que 2008 ; en proportion, ce n’est pas le cas.

6. La courbe et le repère « plus haut depuis »

Point du mois     = la plus haute valeur de l’indice
                    parmi les séances du mois

Plus haut depuis  = la dernière séance passée où l’indice
                    était au moins aussi haut qu’aujourd’hui

On garde la journée la plus tendue de chaque mois, jamais une moyenne ni le dernier jour, pour que les pics de crise restent visibles.

7. Ce qui n’entre pas dans l’indice

Le stress de l’ensemble des marchés financiers en France, mesuré par la BCE (indicateur CISS), sert seulement de comparaison, dans la phrase du jour et en pointillés sur la courbe. Il est converti sur le même barème : 0,10 = 25, 0,20 = 50, 0,35 = 75, 0,80 = 100. Le 21 octobre 2026, il valait 0,044, soit 11 : calme. D’où la phrase : « La dette française est sous tension. Le reste des marchés financiers reste calme. »

8. Limites connues

  • Des repères choisis à la main. Les seuils de chaque signal viennent de son histoire, mais sans règle commune : les non-résidents sont « en crise » 43 % du temps depuis 2008, la couverture « en tension » la moitié du temps. Une règle unique, ou un barème calé sur la crise de l’euro (cinq pays ont dû être secourus avec un spread de 470 à 590 pb), sont à l’étude.
  • Si l’État cessait d’emprunter à 10 ans, la couverture deviendrait trop vieille après 3 mois et l’indice disparaîtrait, au pire moment. C’est ce qui est arrivé à la Grèce en 2010.
  • Ce n’est pas une prévision. L’indice dit où l’on en est par rapport au passé, pas ce qui va arriver.

9. Versions

  • 2.1 (21 octobre 2026) : TARGET2 rapporté au bilan de l’Eurosystème, nouveaux repères -1 / -2,5 / -4 %.
  • 2.0 (21 octobre 2026) : couverture reconstituée depuis 2004 à partir de l’historique officiel de l’Agence France Trésor ; toujours les cinq signaux ; ventes d’août et de décembre écartées.
  • 1.0 (20 octobre 2026) : première version.

Le calcul est public : formule, données, journal des choix de méthode.

In short

We track five signals. Each one gets a score out of 100 from a scale. We average the “markets” signals, then the “fundamentals” signals. The index is the average of these two parts.

Index        = ( Markets + Fundamentals ) ÷ 2

Markets      = ( Spread + Cover ) ÷ 2
Fundamentals = ( Non-residents + Ratings + TARGET2 ) ÷ 3

Index        = ¼·Spread + ¼·Cover + ⅙·Non-residents + ⅙·Ratings + ⅙·TARGET2

Each market signal counts for a quarter of the index, each fundamental signal for a sixth.

1. The five signals

SignalWhat is measuredSourceFrequency
SpreadFrance’s 10-year rate minus Germany’s, at the close, in basis points (100 bp = 1%)Banque de France, Bundesbankdaily since 2004
CoverAmount bid ÷ amount sold at the State’s 10-year bond auction (August and December auctions set aside)Agence France Trésor, Reuters dispatchesmonthly since 2004
Non-residentsShare of State securities held by foreign investorsBanque de Francequarterly since 2008
RatingsLowest rating from S&P, Moody’s and Fitch, counted in notches lost from AAAagencies, two matching sourcesat each decision
TARGET2Banque de France balance with the other euro area central banks, as a % of the Eurosystem balance sheetECBmonthly since 2008

2. Each signal becomes a score out of 100

Each signal has five reference points. Points 25, 50 and 75 are the watch, stress and crisis thresholds shown on its card. Between two points, the score moves in a straight line.

if the value x lies between point a (score A) and point b (score A + 25):

score = A + 25 × (x − a) ÷ (b − a)

below the first point: 0        beyond the last: 100
Score025 watch50 stress75 crisis100
Spread0 bp50 bp80 bp120 bp200 bp
Cover3.52.52.01.51.0
Non-residents40%50%55%60%70%
RatingsAAAAA-A+BBB+BBB-
TARGET2+1%-1%-2.5%-4%-6%

For cover and TARGET2, a low value is bad: the scale goes down and the formula reads the other way. Ratings are counted in notches lost from AAA: AA+ = 1, AA = 2, AA- = 3, A+ = 4… down to BBB- = 9.

Why these reference points? To dig deeperHide the details of the reference points

The reference points do not all come from the same reasoning. For each one, here is where it comes from and what it means in the history. They are ranked from the most solid (a public rule) to the most fragile (a choice made by hand).

Ratings: public rules of the ECB and the markets

  • AAA (0): the best possible rating.
  • AA- (25): last notch of the “high grade” category. Below it, France moves into the A category.
  • A+ (50): entry into the A category, where France has been since autumn 2025 (Fitch in September, S&P in October).
  • BBB+ (75): entry into the BBB category. The European Central Bank then applies a larger haircut to French debt that banks pledge as collateral (third step of its scale).
  • BBB- (100): last notch of the “investment grade” category. Below it, many funds are no longer allowed to hold these securities and must sell them, and the ECB no longer accepts them.

TARGET2: calibrated on past crises

  • -6% (100): the worst level observed, in November 2008 (-6.0%).
  • -4% (75): only months of 2008-2009 and of the euro crisis (2011-2012) went below it.
  • -2.5% (50) and -1% (25): chosen so that the level follows history. Since 2008, 42% of months are calm, 32% on watch, 18% under stress and 8% in crisis.
  • +1% (0): above the highest level observed (+0.9%).

Spread: chosen at launch, then checked against 5,576 sessions since 2004

  • 0 bp (0): France borrows at the same rate as Germany.
  • 50 bp (25): exceeded on 31% of days. Beyond it, things are no longer normal.
  • 80 bp (50): exceeded on 5% of days: the euro crisis, the 2017 presidential election, then 2024-2026 after the snap election.
  • 120 bp (75): exceeded on 1.3% of days, only in 2011-2012 and in 2026.
  • 200 bp (100): close to the record, 214 bp on 17 November 2011.

These values were set by hand when the site was launched, then checked against the data: they match notable moments, but no rule produced them. For comparison, five euro area countries had to be rescued between 2010 and 2012 with a spread of 470 to 590 bp.

Cover: chosen at launch, to be reviewed

  • 3.5 (0): exceptional demand, exceeded in 2% of auctions since 2004.
  • 2.5 (25): the usual level before 2008 (median 2.42 from 2004 to 2007). 81% of auctions came in below it.
  • 2.0 (50): the median since 2004 (2.02): one auction in two comes in below it.
  • 1.5 (75): only 2% of auctions. The lowest: 1.39 in November 2014.
  • 1.0 (100): absolute limit: buyers bid no more than the State sells.

Known weakness: cover is “under stress” half the time, and its lows (2014, 2016, 2018) came in calm periods. It is a noisy signal, which matters mostly when it drops while the spread rises.

Non-residents: chosen at launch, to be reviewed

  • 70% (100): the record, 70.6% in June 2010.
  • 60% (75): exceeded from 2008 to 2016, and close again today (59.7%).
  • 55% (50) and 50% (25): intermediate steps. The lowest observed is 47.5%, at the end of 2021, when the ECB held a large share of French debt.
  • 40% (0): never reached since 2008.

Known weakness: 43% of quarters since 2008 are “in crisis”. The 60% threshold falls in a period when this share was normally high, before ECB purchases. This scale is the next one to recalibrate.

Market stress (not in the index)

0.10, 0.20 and 0.35 are exceeded by 41%, 22% and 10% of months since 1999 respectively. 0.80 is close to the record: 0.78 in December 2008. For reference: 0.62 in November 2011, 0.49 in March 2020, 0.58 in October 2022.

3. The two parts and the index

  • Markets (spread, cover): what investors demand today to lend to France. These signals react fast.
  • Fundamentals (non-residents, ratings, TARGET2): weaknesses that move slowly.

Both parts weigh the same: a passing market fever is not enough to make the index explode, and an underlying weakness does not go unnoticed.

Index0 to 2525 to 5050 to 7575 and above
Levelcalmwatchstresscrisis

4. Full example: 21 October 2026

SignalValueBetween the pointsCalculationScore
Spread154.5 bp120 (75) and 200 (100)75 + 25 × 34.5 ÷ 8085.8
Cover12.564 ÷ 6.271 = 2.0035 (auction of 1 October)2.5 (25) and 2.0 (50)25 + 25 × 0.4965 ÷ 0.549.8
Non-residents59.7% (end June 2026)55 (50) and 60 (75)50 + 25 × 4.7 ÷ 573.5
RatingsA+ (S&P, Fitch) = 4 notchesexactly 4 (50)50 + 25 × 0 ÷ 350.0
TARGET2-181.3 ÷ 5,915.3 €bn = -3.065% (end August 2026)-2.5 (50) and -4 (75)50 + 25 × 0.565 ÷ 1.559.4
Markets      = (85.8 + 49.8) ÷ 2         = 67.8
Fundamentals = (73.5 + 50.0 + 59.4) ÷ 3  = 61.0
Index        = (67.8 + 61.0) ÷ 2         = 64.4   →   64 out of 100, stress

The spread pushes the index the most: it counts for a quarter and it is in the crisis zone. That day, the index had not been this high since 19 January 2012 (64.8), at the height of the euro crisis.

5. The rules that keep the figure honest

  • Always all five signals. If even one is missing or too old, its part is not calculated and the index is not shown. We never average the remaining signals: otherwise the curve would compare different formulas. The index therefore starts in May 2008, the first month when all five signals exist.
  • Data that is too old leaves the calculation. The spread after 7 days, cover and TARGET2 after 3 months, non-residents after 15 months. Ratings stay valid until the next decision.
  • No information from the future. Each past day is recalculated using only the data published on that day.
  • The same scope over time. Cover always follows the most-sold 10-year bond of the auction; August and December auctions, which are of a different kind, are set aside. TARGET2 is divided by the Eurosystem balance sheet, which has tripled since 2008 with ECB debt purchases: in billions, 2025 looked worse than 2008; in proportion, it is not.

6. The curve and the “highest since” landmark

Monthly point  = the highest index value
                 among the month’s sessions

Highest since  = the last past session when the index
                 was at least as high as today

We keep the most strained day of each month, never an average nor the last day, so that crisis peaks stay visible.

7. What is not in the index

Stress across all financial markets in France, measured by the ECB (the CISS indicator), is only a benchmark, in the sentence of the day and as a dotted line on the curve. It is converted on the same kind of scale: 0.10 = 25, 0.20 = 50, 0.35 = 75, 0.80 = 100. On 21 October 2026 it stood at 0.044, or 11: calm. Hence the sentence: “French debt is under stress. The rest of the financial markets remain calm.”

8. Known limits

  • Reference points chosen by hand. Each signal’s thresholds come from its history, but without a common rule: non-residents are “in crisis” 43% of the time since 2008, cover “under stress” half the time. A single rule, or a scale based on the euro crisis (five countries had to be rescued with a spread of 470 to 590 bp), is under consideration.
  • If the State stopped borrowing at 10 years, cover would become too old after 3 months and the index would disappear, at the worst moment. This is what happened to Greece in 2010.
  • It is not a forecast. The index says where things stand compared with the past, not what will happen.

9. Versions

  • 2.1 (21 October 2026): TARGET2 divided by the Eurosystem balance sheet, new points -1 / -2.5 / -4%.
  • 2.0 (21 October 2026): cover rebuilt since 2004 from the Agence France Trésor official history; always all five signals; August and December auctions set aside.
  • 1.0 (20 October 2026): first version.

The calculation is public: formula, data, log of method choices.